13/03/2013 – KINKAKU-JI / RYÔAN-JI…

13/03/2013 – KINKAKU-JI / RYÔAN-JI…

13 mars 2013 0 Par Beckuto Vongola

Au réveil on regarde à la TV les résumés des matchs de foot Barcelone vs AC Milan (Hey Bruuunooo !!) & Liverpool vs Tottenham. On se refait notre petit-déjeuner à base de cookies et c’est parti pour une journée visite de Temples / Sanctuaires au Nord de Kyoto. Petite déception, pour s’y rendre il n’y a aucun bus de la ligne JR, on doit donc payer le trajet et ne pas utiliser nos JR Pass… ou alors on a mal regardé…

DÉPART SOUS UN BEAU SOLEIL ET 19°C, LA MATINÉE COMMENCE VRAIMENT BIEN…

… mais pas pour longtemps. Le ciel s’assombrit, le temps devient lourd et voilà qu’on se retrouve sous la pluie… Pourquoi ? C’était tellement bien parti !

Bon on commence à être trempé, mais le moral est là, c’est l’essentiel. Le premier Temple ressemble un peu à une forteresse, avec ces grands murs de pierres grises l’entourant entièrement et en son sein ces grandes bâtisses, ces grands jardins desséchés et ces petites fontaines par-ci par-là. J’ai eu l’occas’ de faire une photo avec deux jardiniers sur leur petit véhicule – sans qu’ils ne le sachent vraiment – ça m’a éclaté ; une petite touche de fantaisie pour la matinée.


PAR LA SUITE ON S’EST DIRIGÉ À PIED VERS LE ROKUON-JI

… plus communément appelé Kinkaku-ji ou tout simplement Le Pavillon d’Or. Nul besoin de vous en faire la description, son nom en dit long. Le reflet du Pavillon dans la longue étendue d’eau qui l’entoure est sublime ; dommage que le soleil ne soit plus au rendez-vous, l’or aurait pu accentuer cet effet et sublimer le paysage. Lieu incontournable à Kyoto, de nombreuses classes d’écoliers sont aussi présent pour admirer ce chef-d’œuvre architectural.

Prochaine visite, un des jardins les plus connus au monde, celui du Ryoan-ji, le “Temple du Repos du Dragon”. Un monastère zen inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco – rien que çà ! -, pour y entrer il nous faut se déchausser – désolé les frileux – puis on peut admirer l’art du zen apporté à ce jardin de graviers de kaolin symbolisant l’océan entourant 15 pierres symbolisant quant à elles les montagnes. Personne ne parle ici, comme s’ils cherchaient tous des réponses à leurs questions intérieures, ou tout simplement à être au calme pour se reposer un instant. Seuls les clics des appareils photos résonnent. Je dois avouer n’avoir rien senti de spécial dans ce lieu si sacré et emblématique de l’art zen Japonais ; peut-être ais-je rater quelque chose.


APRÈS QUELQUES MINUTES DE TRANQUILLITÉ…

… on reprend la route vers un Temple qui semble ne pas être trop loin quand on regarde notre carte de la ville… problème on n’avait pas fait attention à l’échelle de mesure. Après quelques minutes de marche, on décide de demander à un officier de police si on est encore loin et à notre grande surprise il nous répond qu’il nous faudra encore marcher une bonne heure avant d’y arriver. Héhéhé ! C’est çà l’aventure !


Nous voilà donc à marcher sur le bord de la route en pleine campagne, sous une pluie de plus en plus forte, vers un Temple qui on l’espère vaudra le coup d’œil. Autour de nous se dessine un paysage plus agricole, avec une très grande étendue d’eau, des montagnes au loin, des rizières et de la végétation en veux-tu en voilà. On peut aussi y apercevoir des villages aux maisons plus traditionnelles. Cette heure de marche nous permet de discuter à la fois sérieusement et avec cette folie qu’on connait si bien. Tout nous émerveille, même les simples petits hôtels de prières disposés sur le côté de la route. La pluie ne nous plombera pas le moral – tu ne nous auras pas aujourd’hui !

Arrivé au Temple… eh ben mert’ alors ! Tout çà pour une simple Pagode rouge & noir et 2/3 petites bâtisses bien banales ; heureusement qu’on s’est bien éclaté sur la route parce qu’au final, ce que l’on a devant nos yeux est assez décevant…

POUR ARRIVER ICI, ON A MIS BIEN PLUS D’UNE BONNE HEURE À PIED…

… quand on y pense, pour retourner à la gare… hé oui, en bus on va aussi mettre près d’une heure pour revenir ! Déjà on doit trouver un arrêt, attendre qu’un bus arrive et seulement après on pourra poser nos culs sur des sièges et se faire emmener. On a attendu environ 15/20 minutes avant qu’un bus arrive.

De retour à la gare ; comme on n’avait pas vraiment mangé depuis ce matin, on décide de rentrer à l’hôtel tout en passant au Kombini d’en face pour prendre notre diner. On est littéralement trempé, mais on a bien mangé et on s’est bien reposé dans le bain public. Rien ne peut nous atteindre, sauf le sommeil…



(*) Comme souvent dans mes récits, les prénoms sont évidements changés (respect de la vie privée e tutti quanti).