16/03/2013 – NARA I

16/03/2013 – NARA I

16 mars 2013 0 Par Beckuto Vongola

DÉPART POUR NARA.

On se rend à la gare de Kyoto pour prendre le train (non jure???!!!), le trajet est assez rapide. Une fois arrivé à Nara, il est temps de galérer encore plus que notre premier jour sur la Terre Nippone pour trouver notre hôtel – La joie de la grande aventure.

On fait des allers-retours sur la longue rue qui longe la gare, selon notre plan c’est dans l’une de ses rues adjacentes que se trouve notre hôtel… et ben il est fichtrement bien caché ce con ! On a bien dû le chercher une bonne heure, en trimballant toujours nos bonnes valises bien lourdes et nos sacs. On le trouve finalement dans une petite ruelle, bien discret comme endroit.

C’EST UN HÔTEL UN PEU PLUS TRADITIONNEL…

… avec un seul étage ; on se déchausse à l’entrée comme dans toutes les maisons Japonaises. Le rez-de-chaussée est semblable à ce que pourrait être une de ces maisons, mis à part le bureau d’accueil, on y trouve 2 bibliothèques avec pour l’une des mangas en japonais et pour l’autre des mangas en anglais ; 3 ordinateurs sur la droite dont l’un accompagné d’une Playstation 2 avec deux manettes (vous les sentez arriver les séances de jeu dans la soirée?) ; une petite cuisine vitrée et fermée pour qui veut se préparer des petits plats le soir – à nos frais bien sûr, faut apporter nos propres ingrédients ; des rangements pour nos chaussures et des chaussons offerts ; de la moquette au sol pour s’y sentir à l’aise et une assez grande TV accroché en l’air pour qui veut regarder les informations (iTélé ou BFMTV local). Tout cela amène immédiatement un sentiment agréable d’être “comme chez soi” sauf que ça ne l’est pas et que vous partagez votre quotidien avec une hôtelière – fort sympathique avec un accent Anglais qui permet de bien la comprendre. Elle nous fait remplir un petit papier et prend nos bagages ; comme toujours il y a une heure à respecter pour revenir dans l’hôtel, c’est souvent après 15h00. De toute façon on ne comptait pas rester, évidemment.


C’EST PARTI POUR LA VISITE DE NARA.

On emprunte une longue rue commerçante avant d’arriver face à un petit étang, où l’on peut apercevoir posées là sur 2 grandes bûches et un rocher quelques petites tortues qui se dorent la pilule au soleil en se la pétant ! Oui oui, elles se la pètent grave avec leurs têtes hautes “regardez-moi !”. Où est Maître Splinter quand on a besoin de recadrer les Tortues Ninjas ? Bandes de fainéantes… en même temps le Japon étant un pays très sûr, elles ne doivent pas avoir beaucoup de méchants à combattre… bon OK, ça vous donne une raison un peu plus valable pour vous la couler douces !

On reprend notre chemin, direction quelques Temples à visiter. Certains sont en rénovation, d’autres ne sont pas si différents de ceux aperçu dans les précédentes villes. Seul le Kegon-shû Daihonzan Tôdai-ji vaut vraiment le coup d’œil, allez comme je suis sympa, ne retenez que Tôdai-ji c’est tout de suite plus simple ! Plusieurs bâtisses composent ce Temple, notamment ce qui se trouve juste devant nos yeux ébahis : le Daibutsu-den, tout de blanc et brun, qui est la plus grande construction en bois du monde, c’est tout simplement immense ; d’un coup on reprend conscience d’être de tout petit êtres. À l’intérieur on y voit une grande statue colossale de Bouddha de près de 15 mètres de haut, tout en bronze ; d’autres statues sont disposées ici et là et représentent plusieurs entités et roi-célestes ; tout est grand ici.


UNE FOIS SORTI, ON SE DIRIGE VERS LE GRAND PARC DE NARA

… où se trouvent d’innombrables Cerf Sika en totale liberté, officiellement plus de 1200. Ça ressemble à des Daims, en plus petit, qui ressemble eux aussi aux Faons et donc nous voilà entourés par plein de cousins éloignés de Bambi ; notre enfance refait son apparition. Aussi mignons soient-ils, avec leurs mines d’innocents et leurs petits culs blancs, ce sont des animaux très “intéressés”, non pas par notre présence en tant que telle, mais seulement par le contenu de nos sacs et ce que la plupart des personnes ici présentes détiennent dans leurs mains : de la bouffe bien sûr ! Bandes de gourmands. Si vous n’avez pas de biscuits secs dans vos mains ou quelque part dans vos poches/sacs, ils ne viendront pas vers vous. Les Cerf Sika sont ingrats, mais ils sont mignons alors on prend quand même le temps d’acheter quelques biscuits à une vieille dame qui tient un stand – qui nous enfumera par la suite, littéralement – puis de nourrir ces pauvres bêtes affamés… tu parles, elles s’empiffrent à longueurs de journées !

Ryo* s’en occupe, pendant que j’immortalise ce moment sur vidéo et il faut dire que c’était ce qu’il y avait à faire ; Ryo se fait carrément agresser par ces mort la faim, un Cerf le bouscule histoire de lui faire comprendre que lui aussi en veut de ses biscuits, même s’il en avait déjà eu auparavant – c’est peut-être le boss de la bande -, Ryo arrive quand même à se sortir de là vivant et avec tous ses doigts ! Une fois les biscuits fini, ils repartent l’air de rien, comme-ci c’était tout à fait normal que l’on vienne les nourrir… ingrats je vous dis !

EN PARLANT DE MANGER, IL FAUT BIEN QUE L’ON S’Y ATTÈLE NOUS AUSSI.

En faisant le tour des quelques restaurants Japonais aux alentours, je ne trouve pas vraiment quelque chose qui m’attire, la plupart du temps tout est à base de poissons – encore eux ; au final on mangera séparément, Ryo dans un resto Jap’ et moi… dans un McDo… oui je ne fais pas vraiment honneur à la gastronomie Japonaise aujourd’hui. Après un gros burger ingurgité et étant resté une bonne demi-heure dans le McDo, je ressors et me pose à l’endroit où l’on s’était mis d’accord pour se retrouver… 25 minutes je l’ai attendu !!! Heureusement j’ai ce carnet pour m’occuper. Il y a une grande dame à ma droite qui n’arrête pas de me regarder, je ne sais pas si je l’intrigue ou si elle se demande ce que je fous planté là, au milieu d’une allée marchande avec un carnet à la main – non Mme je ne suis pas détective privé, j’écris seulement ce qui me passe par la tête et là à l’instant c’est votre regard insistant sur moi qui m’inspire, continuez et je continuerais bien sûr à écrire. Ryo est de retour, on peut reprendre notre marche pour l’après-midi.


En sortant de l’allée on aperçoit un attroupement près d’un stand, en s’approchant on entend des cris et des coups en rythme… bizarre tout çà. En réalité il s’agit de restaurateurs faisant des Mochis, et ils préparaient la pâte verte, l’un la façonnait à la main tandis qu’un autre tapait sur la pâte à toute vitesse – non vraiment, à une vitesse hallucinante – avec un énorme marteau en bois et le maître arrivait à donner une forme ronde à sa pâte tout en évitant les coups de marteau – des surhommes ! – ou juste des heures et des heures d’expérience.

Après ce spectacle amusant, on marche de longues heures dans le parc ainsi que dans la grande forêt, tout aussi remplis de Cerf Sika que le reste de la ville. C’est l’un des moments les plus agréables de ce road-trip.

On discute comme deux bons amis le font, on parle du passé, de nos parcours personnels, des filles (oui on est des mecs, on en revient toujours là), du lycée, d’après, de nos vies actuelles et de ce qu’elles pourraient devenir en rentrant. On est toujours sincère entre nous et je pense que c’est aussi pour çà que notre amitié tient toujours. On rigole bien, on passe vraiment un très bon moment en faisant les cons dans les bois, puis le soir commence à tomber et il est donc temps pour nous de regagner l’hôtel – tout étant désormais fermé.


UNE FOIS À L’HÔTEL ON S’INSTALLE DANS NOTRE CHAMBRE…

… très petite, mais en même temps ça renforce le côté “maison” de l’établissement. Le plus originale ici étant la salle de bains avec WC mise juste derrière une vitre… euuuh et l’intimité dans tout çà ? Heureusement il y a un volet mécanique. On redescend au rez-de-chaussée pour regarder quelques mangas puis voir quels jeux sont à notre disposition pour une bonne partie de PS2, notre choix se portera sur “Winning Eleven 6” (notre PES 2). 3 parties ont été joué ; les résultats ?

  • 0/0
  • 1/0 (pour moi)
  • 2/1 (pour Ryo)

Pas le droit de trop s’extasier, l’hôtelière est à son bureau, on ne voudrait pas l’effrayer.


On a une petite faim alors on ressort pour aller manger des burgers à la gare, pas de McDo ou Burger King, un petit resto aux allures italiennes. Trop gras, vraiment bof-bof comme burger…

ON REPART À L’HÔTEL ET PARLE AVEC L’HÔTELIÈRE…

… toujours en forme malgré l’heure et le travail accompli dans la journée (pour s’occuper de toutes les chambres il n’y a qu’elle et une employée). Elle nous demande depuis combien de temps on est là, où on a été et où on ira par la suite, on lui explique que notre prochaine destination sera Hiroshima après-demain, elle est étonnée car généralement les touristes vont à Osaka après Nara ; Ryo ayant déjà vu Osaka en 2012, on avait décidé qu’il était préférable de voir Hiroshima plutôt qu’Osaka. Ryo lui demande quand même s’il n’y a pas une ville intéressante à visiter juste à côté, et il y en a bien une dont j’ai complètement oublié le nom, mais demain on s’y rendra sous les bons conseils de notre hôte ! Une fois revenu dans la chambre, on évite de regarder une série sur son iPad, histoire de ne pas déranger les voisins avec le son vu que les murs ne sont pas très épais ici. Au dodo les enfants !



(*) Comme souvent dans mes récits, les prénoms sont évidements changés (respect de la vie privée e tutti quanti).