20/03/2013 – HIROSHIMA

20/03/2013 – HIROSHIMA

20 mars 2013 0 Par Beckuto Vongola

Ouverture du rideau, petit coup d’œil à l’extérieur : il pleut… bon ben une journée sous la pluie bien grise et bien terne s’annonce.

AUJOURD’HUI ON A DÉCIDÉ DE VISITER LE PARC DU MÉMORIAL DE LA PAIX D’HIROSHIMA.

1er arrêt : le Musée et l’histoire de la bombe atomique. L’entrée est quasiment gratuite, 50 yens (30 cents), si seulement TOUS les musées étaient aussi peu cher, on serait tous plus cultivés ! Ryo* paiera tout de même 300 yens (2,20€) pour avoir le casque et le boitier avec texte explicatif en Français (les panneaux sont en Anglais). Les archives sur l’histoire de la ville pré et post-Bombe Atomique sont extrêmement détaillées, c’est complet et très fourni en accessoires d’époque, en informations, en témoignages etc… c’est une vraie mine d’or pour qui veut comprendre l’histoire de la ville.

Au milieu de la pièce principale du rez-de-chaussée se trouve deux grandes maquettes de la ville, l’une pour l’avant et l’autre pour l’après ; seulement 3 ou 4 bâtisses sont encore debout – dont le fameux Dôme de Genbaku devenue mémorial de la paix. Tout du long des couloirs et des différentes pièces qui se trouvent à l’étage, on découvre des objets et des vêtements ayant appartenu aux défunts ; des morceaux de peau et d’ongles ont aussi été retrouvés et conservés – ça fout un choc. Beaucoup de photos bien dérangeantes, émouvantes ; ce n’est vraiment pas un musée pour les âmes sensibles, il faut vraiment connaître les horreurs que la guerre engendre pour être préparé à voir tout ce qui se trouve dans cette enceinte. Je sais que mon père aurait adoré visiter ce musée, lui qui adore l’histoire.

Dans une pièce assez grande se trouvent des mannequins de cire montrant les effets de la bombe sur le corps humain – c’est à vomir -, la peau fond littéralement sous les effets de la radiation. Au final nous sommes restés deux heures, le temps de vraiment tout voir et tout lire.


UNE FOIS RESSORTIE, ON S’APERÇOIT QU’IL PLEUT ENCORE PLUS QU’AVANT.

On part à la recherche d’un restaurant, on marche quelques minutes, mais cela est suffisant pour qu’on soit littéralement trempé. Petit resto trouvé, une fois installé on commande nos plats, Ryo se remplit encore bien le ventre avec un de ces plats bien garni qu’il adore tant, pour ma part je tente les Nouilles Udon – de très très très épais spaghettis -, ce sont les meilleures nouilles que j’ai mangé au Japon ; voilà mes championnes !

La pluie s’est maintenant calmée, ne s’est pas arrêtée, mais gêne beaucoup moins et surtout est moins perçante. On se rend au Dôme, le bâtiment resté debout après l’explosion de la Bombe A. C’est une ruine avec ses murs principaux conservés, le toit s’est effondré, mais le Dôme au sommet est toujours visible – d’où le nom.

On part voir le cénotaphe, la flamme de la paix et le monument de la paix des enfants avec tous ses origamis fabriquaient par des enfants justement. Sur le piédestal de la statue est inscrit :

“Ceci est notre cri
Ceci est notre prière
Pour construire la paix dans le monde”

Beau message que voilà.


Au Dôme, 2 jeunes Japonais (un gars, une fille, chouchou & loulou) nous accostes pour nous apprendre à construire un Origami, qui permettra d’apporter la paix dans le monde… douce utopie.

CHALLENGE ACCEPTED !!!

Il nous faut bien quelques minutes pour bien le faire, suivant les instructions en Anglais des jeunes, et au final ils sont plutôt réussi nos Origamis ! Bon par contre on ne peut pas les emmener avec nous, peut-être qu’un jour ils remplaceront les balles dans les fusils… douce utopie.


ON REJOINT LA GARE AFIN DE RÉSERVER NOS PLACES DANS LE SHINKANSEN DE DEMAIN POUR LE RETOUR À TOKYO.

Je pense que ça va me faire du bien de revenir à Tokyo, enfin plutôt de quitter Hiroshima. C’est assez étrange ici, l’ambiance, l’atmosphère ; bien évidemment depuis mon premier jour ici je me retrouve à la place de “l’étranger”, celui sur qui les regards interrogatifs sont posés, mais ça ne me gêne pas vraiment. Ici à Hiroshima, depuis les premières minutes de notre arrivée, je sens de drôles de regards posés sur nous, pas les mêmes qu’ailleurs ; il y a encore une certaine haine dans les regards de certaines personnes – les anciens surtout, si je peux me permettre -, on n’est pas Américains, mais on est BLANCS et les USA étaient quand même les alliés des Français donc par rattachement, la bombe A on y est aussi pour quelque chose, aussi petite soit “notre faute”. Il y a de la rengaine enfouie et c’est vraiment un sentiment étrange que de se balader dans la ville en ressentant çà. C’est pesant, déjà au bout de 3 jours, voire 2 si l’on omet hier à Miyajima. Je ne pense pas qu’ils oseraient nous faire du mal, on est au Japon quand même, le pays le plus sûr, mais je n’ose imaginer ce qu’ils nous font dans leurs inconscients…

Bon, demain ce sera fini alors n’y pense plus Beckuto… Direction la bibliothèque de mangas maintenant, là au moins les yeux seront fixés sur les pages blanches et noires ! Des mangas partout, partout, PARTOUT !!! Le paradis… mais on ne comprend pas le Japonais alors on n’y reste pas non plus des heures.

On repars vers l’hôtel dans la soirée, Ryo regarde l’anime de “Magi”, je vais me chercher à manger au Kombini d’en face – la jeune est encore là, à croire qu’elle attend que l’un de nous y aille pour s’y rendre également – Burrito et Burger achetés et mangés ; Ryo part à son tour se prendre à manger, j’en profite donc, avec son autorisation évidemment, pour écouter le nouvel album Miami de SAEZ sur son iPad.

ROCK N ROLL !!!



(*) Comme souvent dans mes récits, les prénoms sont évidements changés (respect de la vie privée e tutti quanti).