GENÈSE JAPON 2013

GENÈSE JAPON 2013

1 janvier 2013 0 Par Beckuto Vongola

– 25/07/2012 –

“Le Japon ça te tente ?

[…]

Avec un pote ça serait énorme !

[…]

C’est 1000 fois mieux !”

Ryo*

ME VOILÀ EMBARQUÉ DANS UNE AVENTURE INATTENDUE.

Ryo, mon meilleur pote, mon ami depuis 6 ans, a déjà été au Japon début 2012, mais je savais bien que très vite il allait avoir envie d’y retourner. Qui aurait cru que j’accepterais aussi vite d’aller à près de 10,000 km de chez moi – au Japon. En même temps, à choisir entre rester chez soi en étant au chômage ou partir vagabonder avec un ami, le choix n’est pas très cornélien.

Ça fait maintenant quelques mois que Ryo et moi avons arrêté nos études, il faut dire qu’on n’arrive plus à s’y retrouver dans ce système scolaire (écoutez “The Happiest Days Of Our Lives” de Pink Floyd, tout est dit depuis 1979 et ça n’a jamais vraiment changé) ; après le BAC, on a continué 2 ans, Ryo toujours dans sa branche ressources humaines, mais au final ça n’était pas pour lui. Maintenant, il bosse en Belgique, il n’a pas le meilleur boulot au monde, mais comme on dit “au moins ça rapporte un peu de fric” ; bah oui, faut bien les payer tous les jeux vidéo et mangas !

Et je pense qu’il ne doit pas avoir de regrets, ça lui a permis de faire une belle rencontre : MC*. La vie semble lui réussir.


POUR MA PART…

… après le BAC j’ai continué la compta à l’université durant une année des plus catastrophiques, scolairement parlant (et pas que). Le gros point positif c’est que je me suis retrouvé, pour la première fois, dans la même classe que mon Fratello*. Puis faut dire qu’il y a eu de belles rencontres, quelque peu éphémères, mais au moins elles m’ont aidé à tenir durant ces longs mois où j’ai vu mon niveau scolaire chuter en chute libre. Quelle catastrophe c’était.

PUIS IL Y A EU MON ANNÉE EN ÉCOLE D’ART EN BELGIQUE…

… celle où j’ai eu mon pneumothorax assez traumatisant, mais surtout celle qui a changé pas mal de choses et a notamment appuyé ma vision négative de l’environnement scolaire français.

CE QUI FAIT QU’UNE FOIS REVENU, LORSQUE JE ME SUIS LANCÉ DANS UNE LICENCE DE MUSIQUE…

… la motivation n’était plus vraiment là ; le programme était une grosse farce ; mes camarades de classe se jugeaient déjà entre eux ; quant aux profs, directeur et autres costards/cravates, ils étaient hautains comme ce n’est pas permis. Autant dire que j’ai tout de suite fui cet environnement nauséabond qui déteignait déjà sur mon humeur, alors que je n’avais pas encore réellement commencé.

Peut-être qu’un jour je me dirais que j’avais eu tort de me barrer comme un voleur… mais non, aucun regret (jamais!), surtout si ça me permet de prendre une année sabbatique (en écoutant Black Sabbath et pas que le jour du Shabbat… je ne suis pas juif de toute façon) et puis, sans çà, jamais Ryo m’aurait proposé ce voyage. Je serais à la FAC en train de lire DO-RE-MI-FA-SOL-LA-SI sur des partitions et faire des vocalises ou jouant du piano, 1H par semaine, dans un conservatoire qui m’aurait coûté la peau du cul en plus des frais de l’université ; mais non, aucun regret ; je suis là à lire le texto de Ryo qui me demande si je veux partir avec lui et sur mon visage se dessine l’un des plus grands sourires de toute ma jeune vie, là au milieu d’une barbe mal rasée.


CE ROAD-TRIP C’EST L’OCCASION DE CONTINUER À FORGER UNE AMITIÉ…

… qui sera longue à n’en pas douter ; c’est l’occasion de me tester, de voir si à 21 ans je peux me débrouiller tout seul, loin de ma famille, non pas à l’étranger, juste un autre lieu sur cette grande planète ; c’est l’occasion de découvrir d’autres mentalités, de nouvelles personnalités, d’autres coutumes et paysages ; simplement l’occasion de se libérer en partant sur la route.



(*) Comme souvent dans mes récits, les prénoms sont évidements changés (respect de la vie privée e tutti quanti).