PROSE IX

PROSE IX

27 septembre 2015 0 Par Beckuto Vongola

Drôle de sensation, une fois l’écriture d’un livre achevée. Comme une sensation de vide à combler. Vite ! Vite ! Des idées ! J’en ai besoin ; j’ai besoin d’écrire, je VEUX écrire ! Et pourtant je ne sais pas sur quoi, mais je veux me relancer dans ce processus de création. Mettre mon imaginaire à l’épreuve – ne pas le laisser se reposer – lui commander une nouvelle histoire. Je dois m’y remettre, il y a tellement de choses à dire, tellement d’idées à coucher sur le papier, mais rien ne me vient pour le moment.

Je peux parler de moi-même – non, c’est ennuyant – écrire une fiction, me lancer dans des réflexions semi-philosophique, composer des poèmes, des chansons, écrire sur la musique, écrire sur le fait d’écrire ; tout est possible. Remplir ma bibliothèque avec mes propres livres – fruit de ma cabeza – et tant pis si je n’ai pas beaucoup de lecteurs ; si j’écris c’est pour me libérer des mots qui trottent dans ma tête – ma cabeza, vous suivez ? Une thérapie personnelle voulue.


Mes lectures m’inspirent, mais j’ai sans cesse cette crainte de trop copier mes prédécesseurs. Si je parle de road-trip, je vais sûrement piquer – involontairement – des idées émergentes des bouquins de Kerouac ou de Harrison ; si je me lance dans le surréaliste ça serait peut-être du vol dans l’œuvre de Murakami ; si je parle de guerre, de rébellion, est-ce que “DMZ” de Brian Wood – mon 3è comics préféré – ne va pas fortement m’influencer ?

J’aime particulièrement l’histoire de mon album-concept Dead Soldier et je me dis que je pourrais en faire un livre ; développer un peu plus l’histoire, mais le disque se suffit peut-être à lui-même ; si l’histoire n’est pas compréhensible, c’est que j’ai merdé quelque part avec mes paroles. Pareil pour un autre de mes albums-concept LAST. Un jour je me lancerais sûrement, voir si ça vaut vraiment le coup.


En fait, en y réfléchissant un tant soit peu, ma prochaine histoire arrivera sûrement au moment où j’arrêterais d’y penser, où je n’aurais plus spécialement l’envie absolue d’écrire à nouveau un autre livre.


L’inspiration est une garce, c’est bien connu.