PROSE VIII

PROSE VIII

22 juin 2015 0 Par Beckuto Vongola

N’y voyez là aucunes aucune action intentionnelle ou réfléchie, je laisse seulement ce stylo embrasser les pages de ce carnet – qui sait ce qui arrivera – écrire spontanément, sans réfléchir, coucher sur le papier tout ce qui nous vient à l’esprit, être libre, être sincère avec soi-même, être libre de tout écrire, sans filtre, juste de l’imagination active, de l’imagination créatrice – être libre !

Une fois écrit, ne pas revenir en arrière, ne rien rajouter, corriger les fautes à la limite ; on en fait tous, mais c’est une manière d’apprendre. Mon esprit peut aller loin, partir vite et d’un coup, délirer, rêver, imaginer – quelle est la différence ? Cela fait travailler les méninges, ça fait un bien fou, c’est là qu’on sait que l’on est toujours vivant, toujours réactif, toujours à même de réfléchir et donc d’agir. De prendre un carnet et d’y coucher tout ce qui nous vient, de l’intérieur comme de l’extérieur.

Observer les alentours, apprendre, s’en inspirer, se laisser porter par la folie et la magie de l’instant. Maintenant et après deviennent avant, avant de redevenir maintenant, avant de devenir après, au final ça serait toujours avant. Le temps s’écoule, je ne sais où je vais, mais j’y vais en y allant à vive allure, mettant mon esprit à l’épreuve – voir s’il arrive à me suivre – laissant mon stylo se promener et ce carnet se faire caresser par la pointe fine et dur, ronde et giclant de son encre noire procréant des lettres et des mots – héritage de ma lucidité créatrice ô combien utile.

Dois-je m’arrêter ? Dois-je poursuivre cette écriture fuyante ? – sale délinquante – Ai-je vraiment écrit quelque chose d’utile ? De savant ? D’intéressant ?

Tout peut se dire.

L’instant est important !