SEMAINE 2 : KYOTO / NARA – 11/03/2013 –

SEMAINE 2 : KYOTO / NARA – 11/03/2013 –

11 mars 2013 0 Par Beckuto Vongola

On prend notre dernier déjeuner à l’hôtel avant longtemps, on effectue les dernières vérifications dans nos valises et dans la chambre, puis direction la gare du quartier même de Tokyo. C’est dans cette station que l’on active notre JR Pass, notre meilleur allié pour les 2 semaines à venir. On prend, grâce au Pass, nos billets “gratuits” pour le Shinkansen, direction Kyoto. Le départ est prévu à 11h03, l’arrivée à 13h47.

NOS PLACES SONT NUMÉROTÉES…

… pas question de choisir les sièges que l’on veut. On se retrouve sur le côté gauche, avec une 3è place libre côté fenêtre – cette fois-ci ce sera pour Ryo*, HA ! Chacun son tour – mais pour le moment, personne ne s’y installe. On a beau être en 2nde classe, le Shinkansen fait assez classe tout de même, c’est nickel, on a assez d’espace pour nos jambes et nos valises au-dessus de nous, tout est bien indiqué, non vraiment ce train est fait pour qu’on s’y sente bien tout le long du trajet.

Après quelques minutes, Ryo décide de sortir sa PS Vita pour jouer à Persona 4 Golden (P4G pour les aficionados), un jeu tellement long qu’on se demande s’il le terminera un jour. Quant à moi je sors mon ami le lecteur MP3, aaah toutes les heures que l’on a passé ensemble, juste toi et moi, dans notre monde, t’as toujours été là pour me réconforter… ALORS POURQUOI TU DÉCIDES DE NE PLUS FONCTIONNER TOUT D’UN COUP ??? MEEEEERDE !!! Il ne reste plus allumer très longtemps, alors que la batterie est chargée au max, puis au bout d’un moment il décide de ne plus du tout s’allumer ; il fait la gueule cet enfoiré ! Lâcheur !


COMME PRÉVU, ON ARRIVE À KYOTO À 13H45…

… ah bah non, en fait on a 2 minutes d’avance ; exemplaire.

On trouve l’hôtel facilement, il est seulement à 2 rues de la gare ; en sortant on prend à gauche, continue tout droit, vire à droite, marche quelques mètres et on y est. De nouveau se trouve un kombini juste en face, de quoi nous facilité la prise de repas rapides et peu cher le soir. Une fois l’enregistrement fait, on prend un plan de la ville et c’est parti pour la visite.

Kyoto est une ville plus calme, on s’y sent moins oppressé malgré que cela reste une grande ville. On y voit beaucoup plus de végétation une fois loin du centre-ville, on pourrait même croire à certains endroits que c’est la campagne. C’est tellement agréable, ces paysages, ce soleil qui nous caresse la peau, ce silence, on n’avait pas eu de vrai silence à l’extérieure depuis 1 semaine, ça fait un bien fou. C’est une ville un peu plus naturelle que Tokyo.

SI ON EST LÀ C’EST AUSSI ET SURTOUT POUR VOIR LES INNOMBRABLES TEMPLES / SANCTUAIRES QUE KYOTO POSSÈDE.

On se dirige donc vers un premier qui semble se trouver assez proche de notre hôtel, pour un premier jour on préfère faire les alentours, histoire de nous familiariser un peu plus avec la ville. Sur le chemin on ne croise pas beaucoup de personnes, on commence à se demander où tout ce monde est donc passé, jusqu’à ce qu’on rencontre Cerberus… oui le monstre légendaire, tapît dans l’ombre, attendons que son repas arrive et son repas… il a décidé que se serait nous ! À l’entrée de ce qui semblait être une petite décharge, un chien totalement cinglé sort soudainement de vive allure vers nous ; autant le dire, on a tous les 2 était surpris par cette apparition du mal. Malheureusement pour nous, ceci a été filmé par nos soins (DVD non inclus, n’insistez pas !), une frayeur à jamais gravée dans nos mémoires. Une chose est sûre, on ne repassera pas par là de sitôt.


VOILÀ PAS MAL DE TEMPS QUE L’ON MARCHE EN DIRECTION DU TEMPLE…

… sans vraiment savoir si l’on est dans la bonne direction, enfin si, on en est quasiment sûre, mais où se cache-t-il au final ? Et là, apparaît devant nous un “petit vieux” en vélo, il s’arrête, le sourire aux lèvres et nous demande gentiment d’où l’on vient – en anglais s’il vous plaît. Oui, mesdames et messieurs, un Japonais a enfin osé venir nous accoster pour nous parler. “De France, monsieur” lui répond-on en cœur. Il a l’air fasciné. On lui explique que l’on vient d’arriver aujourd’hui à Kyoto, mais que cela fait 1 semaine que l’on est au Japon ; puis on lui parle du Temple que l’on souhaite visiter et que l’on a du mal à trouver, ce pour quoi on s’est retrouvé dans ce cul-de-sac, face à une maison, là où la route s’arrête, mais sûrement pas là où la nôtre se termine.

Le “petit vieux” – et je dis çà avec tout le respect que j’ai pour cette personne, mais ne connaissant pas son prénom, il sera désigné comme le “petit vieux” – nous apprend qu’il connaît une “special secret road”, un chemin secret que les touristes ne connaissent pas et qu’il nous propose de nous montrer. Cette route spéciale et secrète est censée nous amener au Temple, plus rapidement, sans faire de grand détour et sortir du quartier.

ON SUIT DONC LE “PETIT VIEUX”

… sur un petit chemin bordant d’un côté les jardins des maisons et d’un autre le chemin de fer, où aucun train ne passe… pour l’instant. Ryo se met à parler avec l’homme, tandis que je filme notre parcours – selon la volonté de Ryo et avec sa caméra – me tenant quelques mètres derrière eux, juste histoire d’avoir un bon cadre tout en les entendant parfaitement. Le “petit vieux” nous apprend qu’il est déjà venu en Europe, notamment en France, à Paris, comme quelques-uns de ses amis. Il demande à Ryo d’où l’on est exactement, il essaye de lui expliquer que l’on vient du Nord-Est, près de la Belgique, mais le “petit vieux” a du mal à piger. Il pense au départ que l’on est proche de la Manche et de l’Angleterre, non monsieur, au Nord-Est, on vous aurait bien dit près du Luxembourg, mais ne soyons pas cruel non plus.

Au fil de la marche et de la discussion, on voit bien que le monsieur fatigue, il se tient le dos, commence à s’essouffler, mais sa gentillesse est tellement grande qu’il continue à nous accompagner sur la route, quitte à mettre nos vies en danger. Sans même regarder des deux côtés, il traverse sur le passage de la voie ferrée, Ryo le suit à ses côtés – je suis toujours un peu en retrait – et c’est une fois traversé que l’on a entendu le train passer juste derrière nous… 5 secondes de retard et nous étions écrabouillés… oui le “petit vieux” a peut-être l’habitude de traverser de cette manière, mais là on aurait vraiment dû bien regarder avant de le suivre. Gentil, mais dangereux le monsieur !

ARRIVÉ AU TEMPLE, IL NOUS DEMANDE CE QUE L’ON PENSE DES JAPONAIS ET DU DÉBUT DE NOTRE ROAD-TRIP.

Amical, serviable, accueillant, respectueux, respectable, propre, exemplaire, on aurait pu continuer à faire leur éloge, tellement ce pays, les gens et leur culture nous fascine. Quant à lui, il en profite pour critiquer ouvertement ses voisins les Chinois et les Coréens, qui ne pensent qu’à l’économie et non au bonheur de leurs peuples, selon ses propres dires. Après ce dernier petit échange, il repart à pied, en se disant sûrement “pourquoi ai-je laissé mon vélo aussi loin ?”. Une chose est sûre, on n’oubliera jamais le “petit vieux de Kyoto”, le premier à s’être intéressé à nous et surtout à nous avoir touché, de par sa gentillesse, sa servitude et aussi pour son aide précieuse avec la “special secret road”.

À croire qu’une rencontre en amène à une autre, voilà qu’un professeur de sciences, lunettes au nez, bien coiffé, en costard/cravate, vient nous parler maintenant. Cet homme a beaucoup voyagé dans sa vie et nous explique que pour son métier, il a aussi étudié en France. Il nous pose quasiment les mêmes questions que le “petit vieux”, à savoir depuis quand on est là et pour combien de temps, d’où l’on vient etc… puis repart en nous souhaitant bonne chance pour la suite. Merci Monsieur !

Après ces bonnes rencontres, Ryo et moi continuons notre visite du Temple et il faut dire que ce premier est très paisible à défaut d’être très intéressant. En ressortant on tombe sur un autre petit Temple, une simple bâtisse et une Pagode, ce fut rapide à voir.


IL EST DÉJÀ 17H30 PASSÉ, TOUS LES TEMPLES SONT DÉSORMAIS FERMÉS…

… alors il est temps de retourner au centre-ville pour remplir nos ventres affamés. Et ce, dans le froid, un froid quasi glacial à cause du vent ; on a carrément perdu 12°C depuis hier, autant dire que ça se ressent fortement. On retourne aux alentours de la gare, là où on sait qu’il y a des restaurants. Nos yeux sont attirés par une place illuminée non loin de là où nous étions, toutes les marches d’escalier s’allument et forme une œuvre d’art éphémère, des Kanjis accompagnant des fleurs de cerisier, projetaient à même les marches ; spectacle pour les yeux garanti. Alors pourquoi ne pas allez voir ce qui se trouve tout en haut de ses marches ?!

Et on a bien eu raison, car là c’est le paradis des restos Japonais, il y en a des dizaines ; dur de faire un choix.

Après avoir tourné un bon quart d’heure, on s’arrête dans un petit restaurant assez accueillant. Les nouilles étaient délicieuses, le thé chaud beaucoup moins et à part la forte odeur de poisson que je ne supporte pas – pourquoi aller au Japon alors ? – c’était une bonne soirée.

LE PLUS DUR MAINTENANT EST DE RESSORTIR DANS LE FROID DE CETTE NUIT BIEN NOIRE.

On rentre à l’hôtel et décide d’aller faire un tour dans le très bon bain chaud présent dans l’établissement ; c’est donc public, mais avec Hommes et Femmes séparés bien évidemment. Putain que ça fait un bien fou ! C’est décidé, chaque soir ce sera notre moment de détente, histoire de bien digérer après un bon repas.

En ressortant, on passe devant un distributeur de canettes et on en aperçoit à l’effigie de Son Goku et Vegeta de DB ; elles sont à nous ! Bon par contre c’est de la boisson gazeuse donc seulement Ryo va pouvoir en profiter… De retour dans la chambre et comme on est Lundi, on se matte le nouvel épisode de l’une de nos séries préférées : Walking Dead. Après c’est dodo, demain une grande journée de marche s’annonce.



(*) Comme souvent dans mes récits, les prénoms sont évidements changés (respect de la vie privée e tutti quanti).